Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 02:02
 

Comme je l'ai déjà dit, ma dernière semaine de vacances a été plutôt badante... j'avais fait tout ce que j'avais à faire pour me détendre, penser à autre chose, recharger les batteries. Je ne voulais qu'une chose: bosser!

Arrive enfin le jour tant attendu, celui du mardi 16 septembre: vous n'imaginez pas ma jubilation en prenant le métro à 7h30 ce matin là... le plaisir que j'ai eu à ressentir à nouveau cette fatigue de "la france qui se lève tôt", à m'emplir les poumons de cette odeur qu'on ne sent dans les gares de la capitale qu'à cette heure là, un mélange de trains, de café, d'after-shave... L'arrivée à Saint-Germain-des-Prés était tout simplement orgasmique: le froid mordant du matin, l'agitation déjà, les gens en retard qui courent, et cette odeur de luxe dans tout le quartier. L'envie et l'ambition de réussir vous gonflent les poumons quand vous passez devant Emporio Armani, Sonia Rykiel, Zadig et Voltaire... Cinq minutes plus tard me voilà devant le 27, rue Saint-Guillaume. La rue est pleine d'étudiants qui ont l'air plus ou moins à l'aise, et moi, le coeur battant, je cherche fébrilement des têtes connues, que je trouve assez vite. Entrée dans le hall, je me crois à Disneyland. Un paquet de deuxième années nous tendent des tracts en veux-tu en voilà, et nous proposent d'adhérer à leur association, de venir à leur meeting politique, de réserver une place pour leur soirée privée... On ne sait plus trop où donner de la tête, mais on parvient tant bien que mal à traverser le hall, dit « la péniche » à cause de la forme du banc qui y trône. On arrive alors dans le grand amphithéâtre Emile Boutmy (fondateur de l'institut des sciences politiques). On pose nos fesses toutes fraiches sur des bancs vieux comme le monde et inconfortables au possible, mais classés patrimoine historique, et on se dit que si ça se trouve le gribouillis sur la table est celui de ségolène ou de chirac... la classe.

 

Premier discours de Descoing, que j'entends avec un peu plus de recul que la plupart des 899 autres élèves de la promo, qui eux sortent à peine de terminale et vénèrent le directeur comme un dieu. Je suis un peu vexée par sa dévalorisation des classes prépa, et agacée par sa manière de nous faire comprendre que ce n'est pas la peine de nous plaidre du manque de locaux, car s'ils avaient durci les taux de sélection, on ne serait peut-être pas là... Il pourrait avouer qu'on n'est que 200 de plus que la promo de l'an dernier, et que ce chiffre correspond au nombre d'étudiants recrutés à Bac+1. Etudiants que d'après une réforme débile et toute nouvelle, il a décidé de faire entrer en première année et non en deuxième année comme avant... J'dis ça, j'dis rien.

 

Toujours est-il que je croque à pleine dents dans la nouvelle vie qui s'offre à moi. Le stage d'intégration nous offre des cours de remise à niveau en maths et en économie (vraiment, j'ai hâte d'en faire plus) ainsi que des cours de prise de parole en public, qui consistent surtout à apprendre a se placer, à respirer et à porter la voix devant son auditoire. J'avais peur, mais ce n'est rien de plus que du théâtre... Et comme application, on a organisé des débats, toujours en petit groupe, certains plus sérieux que d'autres. J'ai été assez brillante en impro, quand il s'est agi de dénoncer le rap, ou bien de défendre le port de la barbe pour les hommes. J'ai aussi beaucoup ri quand les sujets étaient « pour ou contre la cornemuse » ou bien « pour ou contre l'hiver »! Une troisième partie du stage comprenait des visites de Paris; j'étais dans le groupe « paris, lieux de pouvoir » et ai dû faire un exposé sur Matignon (devant Matignon... j'aurai désormais beaucoupplus d'indulgence pour les guides, ce n'est vraiment pas facile de parler quand il y a des travaux ou des voitures qui passent derrière vous). Tout ça était très sympathique, ça m'a permis de me faire quelques nouveaux amis; je me suis très bien entendue avec tous ceux de mon groupe!

Vous vous en doutez, a Sciences Po, les beaux garçons sont légion. J'en ai rencontré quelques uns ( un syndicaliste de droite aux beaux yeux bleus et au sourire ravageur, et aussi un beau brun mystérieux qui me fait des sourires craquants quand on se croise... et dont je pourrais bien tomber follement amoureuse!). Mais je prends mon temps, histoire de bien choisir, ou en tout cas d'essayer... ça suffit de ne tomber que sur des tombeurs, populaires mais inacessibles (Apollon, l'ange en Turquie, et ça a l'air d'être le genre aussi du syndicaliste)!

 

Enfin bon, maintenant n'est pas exactement le bon moment pour partir à la chasse, je suis un peu malade. Oh rien de grave... une anémie... ^^ Si vous voulez tout savoir, mes globules rouges sont beaucoup trop petits, du coup ils ne transportent pas assez d'oxygène, et je me fatigue très vite. Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais normalement au bout de TROIS MOIS à boire beaucoup et à manger de la viande rouge (moi qui déteste ça... :s) ça ira mieux! Ce n'est pas grave du tout, c'est juste que je suis épuisée en permanence, et je mévanouis dès que je fais un effort (ça comprend prendre le métro ou monter des escaliers). Oh ça donne lieu à des situations assez cocasses... Moi les quatre fers en l'air en plein milieu d'une pharmacie, ayant un fou rire en me rendant compte du ridicule de la situation après avoir retrouvé mes esprits... Moi à peine arrivée à une soirée tombant littéralement dans les bras d'Apollon... Moi tombant de ma chaise à sciences po au moment exact où BG brun se retourne pour me sourire... Moins drôle, moi par terre dans le train un jour de grève à l'heure de pointe... (merci mille fois aux gens adorables qui m'ont tenu la main, essayé de me faire de l'air ou donné du sucre, c'était parfaitement inutile mais tellement gentil et rassurant). En fait ça ne me fait pas rire tant que ça, c'est surtout extrêment gênant. Ca me fait peur à moi, ça fait peur aux gens autour, et je n'aime pas être vulnérable comme ça, avoir besoin qu'on m'aide. Si encore c'était occasionel, mais là ça peut m'arriver n'importe quand, n'importe où, et surtout souvent (deux fois par jour en moyenne cette fin de semaine). Franchement, dans la rue juste devant sciences po, c'est la honte.

 

Une fois où je me suis fait très peur aussi, c'était dans le métro un matin, il y avait du monde et je me suis retrouvée coincée entre un mur et un pervers dégénéré. Pour info je le signale, c'était sur la 4, il est monté aux halles, était assez bronzé et assez moche, les cheveux noirs attachés en catogan, il portait un sweet bleu clair. Il se serrait contre moi et je me disais que c'était normal vu le monde qu'il y avait. Mais il a commencé a bander, et quand il a mis sa main pour se branler j'ai paniqué. J'ai pas osé gueuler et faire un scandale, j'aurais du peut-être, j'ai essayé de le pousser mais il était bien plus fort que moi. Je suis descendue a la station suivante, malgré qu'il ait essayé de me barrer la route. J'ai changé de wagon, mais au moment ou les portes se refermaient, j'ai vu qu'il m'avait suivie. AAAAAAhhhhh!!!!!! Franchement je vous dit pas la trouille que j'ai eue. Je me suis coincée entre deux personnes, le plus loin possible du pervers, évidemment crise de tachycardie et de tremblements mais j'ai réussi à rester consciente. S'il m'avait suivie a Saint-Germain-des-Prés, je ne sais pas ce que j'aurais fait; je n'étais pas vraiment en état de me défendre. Heureusement, il ne m'a pas suivie cette fois. Ca m'inquiète quand même qu'il sache à quelle station je descends, depuis j'ai peur de le croiser. Quoique la prochaine fois je ne serai pas surprise et je réagirai. Peut-être pas en criant allez vous branler ailleurs, on m'a dit que ce n'était pas terrible et qu'il risquait de me taper, mais en disant quelque chose juste pour attirer l'attention des gens autour, genre pardon monsieur vous m'écrasez, ou bien faire semblant de reconnaître mon voisin.

Pfff quand même ça craint ce genre de situations. Il faut vraiment être tordu! Je ne pense pas qu'il projetait vraiment de me violer, je crois que ça le faisait juste kiffer de foutre les jetons à une gamine. Quand même. Quel gros dégueulasse!

 

Je saute du coq à l'âne, comme d'hab, parce que j'ai la flemme de faire des transitions ou d'organiser mes articles. J'ai pris ma décision, j'arrête l'allemand et je commence l'espagnol. Je vous ai pas dit vous, mais a sciences po la troisieme année d'études se fait dans une université à l'étranger. Et même si je n'ai jamais fait d'espagnol, mon rêve, ce serait d'aller en Amérique Latine. Buenos Aires, ou alors la Bolivie, ou le Pérou, je ne sais pas encore. J'ai envie à la fois d'être dépaysée et aussi d'être dans une fac pas trop mauvaise. Bon mais je suis fière de moi de m'être inscrite en espagnol, souvent ils déconseillent de lacher une langue qu'on parle déjà bien. Tant pis, et vive l'aventure!

 

Allez les loulous, je vous laisse là et vous dit... ¡Buenas Noches!

Par petite carotte
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 16:03

Me voila de retour après une plutôt longue absence... Beaucoup de choses à dire, mais une grosse flemme d'écrire! Août et bientot septembre sont passés, et avec eux ma crise existentielle. Je suis allée en vacances en Turquie, je suis beaucoup sortie à Paris, je suis aussi beaucoup restée seule à la maison à réfléchir et à déprimer. J'ai compris beaucoup de choses sur mon père, sur ma relation avec lui, et sur moi-même en général. Je suis sortie avec des garçons, j'ai fait un peu n'importe quoi, et puis je suis rentrée à Sciences Po. Hier j'ai fini mon stage d'intégration de deux semaines, et je commence les vrais cours lundi. Je ne tiens plus en place!

Cet été aura vraiment été spécial. J'ai passé un mois de juillet survolté, à sortir tous les jours, à voir plein de gens, à faire plein de choses comme visiter plein de coins de paris que je ne connaissais pas, ou bien voir les musées dont je rêvais depuis longtemps... Je ne crois pas en avoir déjà parlé mais pendant cette période je me suis beaucoup rapprochée de Bisounours... oui, la proie favorite de ma meilleure copine Jasmine. A vrai dire, elle passait ses vacances avec son petit ami à New York, mon Apollon était loin, et Bisounours comme moi étions deux gros bébés en manque d'affection. On n'avait pas eu l'occasion de se parler tant que ça pendant l'année, et on a découvert qu'on s'entendait vraiment bien. Assez vite, il y a eu entre nous une certaine attirance que je ne parviens toujours pas à m'expliquer, et j'étais partagée entre l'envie de profiter du moment et la culpabilité... Puis il y a eu Marseille, et juste après la Turquie.

J'hésite entre "c'était génial" et "c'était nul", mais pour être honnête, je crois que ce n'était ni l'un ni l'autre. Disons que le soleil, les palmiers, la mer, se balader en maillot de bain toute la journée et se déchaîner en boite toute la nuit, ça c'était sympa. Oh allez, les gens aussi étaient cool; autant les serveurs turcs que les français en vacances d'ailleurs, et malgré ma soeur qui a passé son temps à faire la tronche et à dire "j'aime pas les gens ici, on dirait qu'ils viennent pour s'amuser", j'ai réussi à me faire pas mal d'amis. Le côté qui m'a déplu, c'est l'ambiance club. Les animateurs tutoient les adultes qui se laissent totalement infantiliser. C'est comme une colo pour les grands... L'ambiance y est complètement artificielle, la bonne humeur aussi, et c'est pesant. j'ai dû prendre sur moi pour ne pas y faire attention. Après les moments magiques que je venais de passer à Paris avec Bisounours, j'étais forcément assez pressée de rentrer... D'autant qu'on n'a pas fait autant de visites que j'aurais voulu. Se prélasser au bord de la piscine, ça va bien deux jours, mais au bout d'un moment je craque. L'inactivité me rend malade! En fait, je ne supporte pas de ne rien faire parce que ça m'oblige à penser. J'ai été obligée de penser à mon ex, que j'ai quitté en février, et qui me manque depuis parce que sans lui j'ai perdu tous mes repères. J'ai été forcée de penser à ce que l'année m'avait apporté (de nouveaux amis fabuleux, de la culture, une montagne de connaissances, beaucoup de souvenirs inoubliables comme les soirées, berlin ou courchevel...) mais aussi à tout ce qu'elle m'avait pris... mon ex évidemment, mon père aussi, ma sagesse et ma timidité... oui, tous mes repères.

Mais je réalise que je vous ai très peu parlé de mon père. Sans doute parce que ma manière de résoudre mes problèmes, c'est souvent (et à tort) d'en faire abstraction. Mon père est dépressif. Il nous l'a annoncé un soir de février dernier, après son premier rendez-vous avec un médecin. Il a pris la décision de se bouger, parce qu'il en était à planifier son suicide, et que s'il ne pouvait pas nous faire ça, il ne pouvait pas non plus s'en sortir tout seul. J'ai beaucoup relativisé, en me disant que ce n'était pas ma faute, que je ne pouvais pas m'en rendre compte parce que je l'avais toujours connu comme ça, renfermé sur lui même et buvant beaucoup le soir. Mais me dire qu'on a échappé au pire me fait toujours froid dans le dos.
Ca a été très dur au début, et ça l'est toujours parfois. J'ai vécu 18ans avec quelqu'un que je croyais connaître, et sur qui j'ai basé toute mon identité. Lorsqu'on me reprochait d'être peu démonstrative ou affectueuse, ou bien de ne pas parler de moi, je me disais que j'étais comme mon père. En fait, je l'admire énormément, et consciemment ou pas j'ai toujours voulu lui ressembler, par certains côtés du moins. Sa manière d'être, peu loquace parfois, volubile d'autres fois, me semblait une justification à ma manière d'être à moi.
Et puis d'un coup, cette personne là a disparu. Elle a fait place à quelqu'un d'autre que je ne connaissais pas... quelqu'un qui parle de lui, de ses problèmes sans aucune pudeur. Un nouveau père qui me dit qu'il m'aime, qui m'appelle pour savoir si je rentre dîner, ou si j'ai besoin qu'il m'achète quelque chose quand il est au supermarché. C'est génial? Peut-être, mais c'est surtout déstabilisant. Et non, ce n'est pas toujours génial. Quand les antidépresseurs font effet, ou qu'il sort de chez sa psy, il est presque hystérique. Il coupe la parole à tout le monde, fait des blagues de cul, se comporte comme un gosse... et moi, parce que ça m'agace et parce que j'ai l'impression d'être face à un inconnu, je me renferme de plus en plus et je suis froide avec lui. Il y a eu des fois où j'étais odieuse en lui disant de se taire, j'étais à deux doigts d'ajouter que je préférais quand il était dépressif.
Je ne le pense pas pourtant! J'aime mon père, je l'aime très fort, seulement ça me fait mal qu'il aille mal, et parfois j'ai peur que son nouveau comportement ne soit qu'un autre artifice pour cacher ce qu'il ressent vraiment. Je suis contente qu'il se sente mieux aujourd'hui, mais je m'inquiète qu'il le crie sur tous les toits. Pas seulement parce que ça me gêne qu'il dévoile des choses intimes sur lui à des gens pas si proches que ça, pas seulement parce que ça me brise de le voir si fragile, mais parce que j'ai très peur qu'il ne se leurre en croyant à sa guérison et qu'il ne rechute plus tard. Et refouler tous ces sentiments négatifs pour paraître enjouée et compréhensive quand je suis avec lui, ce n'est pas toujours facile. On m'a dit de lui dire ce que je ressens... mais j'ai trop peur de lui faire de la peine, ou de lui causer plus de souci qu'il n'en a déjà. Je ne devrais pas peut-être, mais je me sens responsable de lui.
Nos vacances en Turquie m'ont fait réfléchir à tout ça, et prendre pas mal de recul. Pour lui, ça a été le grand défoulement! Il faisait l'idiot tout le temps, était la mascotte du village. J'avais honte au début, mais il faisait rire tout le monde, des amis à moi ont créé un fan club, alors j'ai fini par être plus indulgente. Je me suis aussi beaucoup rapprochée de lui, et j'ai appris à mieux réagir à ses démonstrations d'affection. Il a lu les livres de philo que je lui ai offert, et je crois que ça lui a fait beaucoup de bien, Epicure notamment. On en a beaucoup parlé ensemble, et ça me fait plaisir qu'il me soit reconnaissant de lui avoir ouvert de nouveaux horizons intellectuels... mon père est quelqu'un de très intelligent, qui a toujours besoin d'apprendre, qui pense beaucoup, et je préfère qu'il pense au bonheur plutôt qu'à ses soucis.


Allez, assez déprimé, passons a mes histoires de coeur (de cul?). Je vous ai donc dit que je m'étais bêtement rapprochée de Bisounours. Ce que j'ai oublié de dire, c'est qu'au tout début du mois de juillet, juste après qu'Apollon soit parti en vacances, et juste apres avoir largué X, mon MDD du moment, j'ai retrouvé mon ex Jean-Charles[ pourquoi Jean-Charles? pourquoi pas. parce qu'il est riche et qu'il a des lunettes et puis c'est aussi le prénom de mon prof d'éco ]. On s'est donc vus à une soirée, il draguait d'autres filles, ça m'a énervée, du coup je l'ai allumé, on s'est embrassés, on s'est revus le lendemain et le surlendemain, mais c'est tout parce qu'il partait en vacances pour deux mois. Il a promis de revenir avant que moi je ne parte, mais pfuit tu parles. Ce mec ne tient jamais ses promesses de toute façon! Enfin... ça ne m'a pas gênée plus que ça, puisqu'à partir du 14 juillet j'étais suffisamment occupée avec Bisounours. Comment c'est arrivé? Tout simplement, on est allés ensemble voir le feu d'artifice à la tour eiffel (grandiose d'ailleurs), avec d'autres amis. Ensuite on est allés au bal des pompiers mais l'ambiance était bizarre, les légionnaires se faisaient des filles sur la piste, bref on s'est vite fait chier. On est rentrés doucement, Bisounours nous a proposé, à moi et une copine, de dormir chez lui. Après avoir refait le monde jusqu'a 6h du matin, il a sorti un lit de camp pour ma copine et je me suis mise avec lui dans son lit double, parce qu'il n'y avait pas de place ailleurs. Sur le coup, il n'y avait aucune ambiguité. Quand je me suis réveillée quelques heures plus tard, j'étais un peu dans les choux, du coup je n'ai pas trop bien compris ce qui se passait, mais petit à petit, millimètre par millimètre, il s'est rapproché de moi jusqu'à prendre ma main. Deux heures plus tard j'étais dans ses bras... j'étais un peu paniquée parce que je n'avais pas vraiment prévu ça, mais en même temps c'était tellement bien que ça m'a toute chamboulée. Il est extrêment doux, tendre, attentionné; j'avais l'impression que ça faisait une éternité qu'on ne m'avait pas donné autant de tendresse, sans rien de sexuel, juste pour le geste. J'avais envie de pleurer.

Brest! Pendant deux semaines, c'était le paradis empoisonné, je vous jure que c'était pas facile de ne pas lui sauter dessus et de trouver des arguments pour résister à ses avances. Une fois en Turquie, même si Bisounours me manquait beaucoup, j'ai décrété qu'il fallait que je me change les idées. Mes parents ont dit pas un serveur, dommage c'était les plus beaux (ils n'ont toujours pas digéré la facture de téléphone suite à nos vacances en Tunisie il y a trois ans). Le mec que je me suis fait était quand même vachement beau, pas très grand mais hyper bien foutu, baraqué, avec un tatouage géant en forme d'ailes d'ange dans le dos. On s'est fait de l'oeil pendant deux jours, puis il est venu me draguer dans la piscine. Ensuite c'est allé très vite, le premier soir on a discuté, le deuxieme j'étais dans sa chambre. Oh il s'est pas passé grand chose, à mon grand désespoir. Ca commençait bien, ça aurait pu être le coup de ma vie. Mais il n'avait pas de capotes. Ensuite je suis partie deux jours en excursion à Ephese et Pamukkale (c'était assez magique d'ailleurs, la meilleure partie du séjour). Quand je suis rentrée il était malade, le lendemain il était bourré (j'ai dormi avec lui mais il ne m'a pas touchée, et s'est levé dans la nuit pour vomir... BEURK!), le surlendemain c'était moi qui avais la crève. Et ensuite il est rentré en France! Je ne lui ai pas donné mon numéro ni rien, il m'avait trop énervée à faire son macho. En gros j'étais sa pouffe du soir, le jour il ne faisait pas tellement attention à moi, il était trop occupé a jouer au foot avec ses potes ou a papoter avec ses parents et ses frères. Je ne pouvais pas les voir en plus, la vraie famille de beauf, à raler pour n'importe quoi, à comploter contre les serveurs, super vulgaires... enfin je caricature, son petit frère était sympa, et j'ai pas mal discuté avec lui sur la fin. J'aurais du envoyer chier ce mec avant le dernier jour mais j'espérais quand même avoir mon plan cul, et même pour les rares moments que je passais seule avec lui ça valait le coup. Heureusement qu'on ne s'est vus qu'une semaine, j'aurais pu être accro à ce type!

Ma vie sentimentale s'est compliquée encore un peu plus quand je suis rentrée. Jean-Charles m'a rappelée, on s'est revus, on a décidé de se remettre ensemble. Comme d'hab, c'était bien les trois premieres fois qu'on s'est vus, et après je n'avais plus trop envie, je n'avais plus grand chose à lui dire. Mais je ne vous ai pas raconté mon passé avec lui... on s'est rencontrés en 6e, on est devenus amis. On n'a jamais été très proches, mais on faisait partie de la même bande. En 3e il était amoureux de moi mais je ne le voyais pas, en 2de on est sortis ensemble mais on était coincés tous les deux, on s'est séparés; en 1ere on s'est embrassés le soir du nouvel an, puis on est partis en colo de ski ensemble, cette fois ça a duré quelques mois, et puis on a rompu au début de l'été... juste avant que je ne rencontre Tom, celui avec qui je suis restée un an et demie [Tom parce que je trouvais qu'il ressemblait à Tom Cruise en Lestat dans Entretien avec un vampire].

J'en étais où déjà? Ah oui, fin de l'été, je suis avec Jean-Charles. Là-dessus, Bisounours rentre de vacances, connement j'omets de lui dire que j'ai un copain, et le jour où on se voit il passe violemment à l'attaque et me prend par surprise pour m'embrasser. Un peu coincée, je me sens bête mais c'est trop tard pour lui dire non. Et me voilà avec deux mecs! Youpi! Mais pas de panique, ma bonne étoile s'arrange pour dénouer la situation toute seule...

Jean-Charles est en pleine session de rattrapages, donc je passe une semaine sans le voir, semaine où je n'ai vu Bisounours que deux fois; d'ailleurs, pas si con que ça, il se rend bien compte qu'un truc ne va pas. On arrive début septembre, Bisounours et Jasmine se retrouvent ensemble en prépa. Entre temps bien sûr, elle a rompu avec Aladin. Petit à petit elle découvre ce qui s'est passé, je m'explique avec elle, on décide de ne plus toucher à Bisounours ni l'une ni l'autre. Quelques jours plus tard j'en parle avec Bisounours et il me dit par mail qu'il vaut mieux "qu'on arrête tous les deux dans le domaine sentimental". Un peu énervée contre lui, je suis pourtant contente que la situation se dénoue. Le même jour, Jean-Charles, sortant de partiels, passe chez moi et m'annonce... que son ex suicidaire l'a recontacté et qu'il n'a pas eu les couilles de lui dire qu'il était avec moi. Il me demande de faire une pause le temps qu'il règle ses histoires, je lui réponds d'aller se faire foutre. Ou comment se faire larguer deux fois dans la même journée!!

S'ensuit une semaine d'ennui profond, à attendre ma rentrée à sciences po en regardant tomber la pluie. Recherche de boulot pour passer le temps, sans succès évidemment. Toujours autant de fautes au code. Impression désagréable d'être une looser qui va rater sa vie.


La rentrée tant attendue dissipe vite ce sentiment, mais je garde les détails pour un autre article. L'heure étant au bilan, voilà celui que je fais de ma vie amoureuse. Il me paraît assez évident que mes aventures, aussi rocambolesques soient-elles, ne sont que le reflet du flou artistique dans lequel je suis. Paumée, complètement paumée (ou suis-je, ou vais-je, dans quel état j'erre?). Je me suis leurrée en disant que cette vie de bohème m'amusait; c'est vrai qu'en quittant Tom, j'étouffais. Il était ma stabilité, mais justement je n'en voulais plus, je voulais des battements de coeur, de l'inattendu. Mais à faire n'importe quoi comme ça, je me suis surtout perdue moi-même. J'avais peut-être besoin de le faire pour me rendre compte que ce n'est pas ça que je veux. Je ne dis pas que j'ai envie de me marier tout de suite, c'est clair qu'il y a un côté excitant à changer de proie souvent. Mais partir à la chasse quand je n'ai pas vraiment faim, ça n'apporte pas grand chose comme battements de coeur. C'est amusant 5mn, puis chiant le temps que ça dure, et il y a ensuite les désagréments de la rupture.

En fait, c'est Apollon qui m'a dévergondée... s'il n'y avait pas eu cette nuit où il a sans vergogne profité de ma naïveté, les choses auraient sans doute été différentes. Je ne sais pas si j'ai été bête de ne pas me battre plus pour lui, aujourd'hui il sort avec Brenda (la fille de notre classe qui était amoureuse de lui). Je me suis noyée dans l'excès pour oublier autant les souvenirs de Tom que l'envie d'Apollon. Je me suis noyée dans l'action pour m'empêcher de réfléchir, parce que je n'étais pas très fière de moi au fond. Mais maintenant que j'ai pris un peu de recul, je me sens beaucoup mieux. J'ai repris confiance en moi et en mon pouvoir de séduction. Je sais que je n'ai pas à avoir peur de la solitude parce que je la vis bien, et parce que je suis bien entourée par des amis que j'aime et qui m'aiment. Je sais que je n'ai pas à me jeter sur tout ce qui bouge, parce que ça ne m'apporte rien, et que les occasions se représentent vite. Je sais aussi que ça ne sert à rien de regretter ce que j'ai fait, au contraire, ça m'a apporté un peu d'expérience en plus. Je suis un peu moins naïve et innocente, mais je n'ai pas pour autant perdu confiance en l'amour et en l'avenir.

Je ne sais pas comment formuler ma conclusion, mais j'ai surtout l'impression d'être sur le seuil d'une nouvelle page de ma vie. Nouvelle année, nouvelle école, nouvelles têtes... Forcément, j'y vois beaucoup plus clair: j'ai plus de recul sur la dernière page, et il n'y a pas grand chose d'écrit sur la suivante. J'ai fait table rase de mes peurs et de mes doutes, j'ai rechargé mes batteries. Mais dans tout ça, ce qui me réchauffe le coeur, c'est que j'adore la vie que je mène, et je me fais confiance pour continuer à la mener comme je l'aime. Je suis peut-être en train de vivre les plus belles années de ma vie, mais j'ai des projets plein la tête, à court et à long terme. J'ai soif de vie!

Le rapport avec la choucroute est vague, mais j'ai quand même envie de finir sur ces paroles de Renan Luce, parce que je les trouve trop belles:

"Cherche regard neuf sur les choses
Cherche iris qui n'a pas vu la rose
Je veux brûler encore une fois
Au brasier des premières fois"




Par petite carotte
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Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 01:39
Marsale??? Hein? Qui que quoi?
C'est une blague de famille, je suis cool, je la raconte. Il y a quelques années, la boite de mon père organise un séminaire dans le sud de la france. La direction envoie par lettre à tous les associés l'invitation, et l'adresse de l'hotel, en précisant qu'en sortant de l'aéroport il faut prendre un taxi, mais que ça ne doit pas couter plus de 250F, sinon c'est de l'arnaque. Le jour dit, nous sommes a charles de gaulle, dans la voiture d'un taxi. Monte un grand black, tout droit arrivé de Bobo Dioulasso. Il tend ladite lettre en s'exclamant "take me to Marsale!", puis pointant son doigt d'un air menaçant, il ajoute "and nooo more than 250F". Imaginez la tête du taxi. "Marseille?!? Tu veux que je t'emmène à Marseille pour 250 balles?!?". Le mec, sympa quand même, dépose l'africain au siège de la boite que mon père s'apprêtait a quitter, ils ont pu faire la route ensemble... coup de bol.

Bref, tout ça pour dire que je reviens de Marseille, le temps d'un arrêt express pour changer de valise avant de repartir en Turquie.
Ce que je pense de Marseille? Je suis désolée de dire ça. Bien sûr ce n'est pas grandiose, plutot pauvre et industrialisé, sauf certains coins vraiment sympa (le vieux port, le panier, le palais longchamp, notre dame de la garde...) . Mais l'air de la mer et le côté mediterranéen fait vite oublier les aspects négatifs. Non ce que je reproche à Marseille, c'est plutôt les marseillais. C'est sale, ils jettent tout par terre. Pas de tri sélectif, d'ailleurs, pourquoi avoir plusieurs poubelles quand on a la rue à disposition? Et puis à côté de ça, ils sont très... comment dire... chauvins. Je suis d'accord, c'est une ville qui a du caractère, et je comprend qu'on l'aime. Mais de là à mépriser les autres... J'ai halluciné. Toutes les fois où j'ai parlé à des gens, c'était "houla vous n'êtes pas d'ici vous". Je veux bien, il y a l'accent, et mes jambes sont blanches, mais c'est pas pour autant qu'il faut me regarder de haut. Et si ce n'était que vaguement froid à ce moment là, quand on dit qu'on vient de Paris, les passions se déchainent. J'exagère un peu, tous n'étaient pas antipathiques, on s'est quand même bien fait draguer. Mais ça tournait toujours autour de Marseille. Je sais pas trop comment dire. Là bas, on se dit en permanence qu'on est à Marseille. Et on sent bien aussi qu'on "n'est pas d'ici".
Voila c'est l'impression globale que ça m'a laissé: ça doit être bien quand on en fait partie, mais sinon, c'est pas la peine. Je comprends mieux pourquoi Mimi, en deux ans, adorable comme elle l'est, n'a pas réussi a se faire de vrais amis.

Mimi, c'est l'autre moitié de mon "on", c'est la fille la plus adorable de la terre, et c'est la raison pour laquelle j'étais à Marseille. Elle y a suivi sa mère il y a deux ans, en quittant Paris, son père, son frère. Divorce et compagnie. Depuis elle repasse en coup de vent ici pour nous voir (nous c'est les amis), son père a déménagé dans le nord.
Mimi, je l'ai rencontrée en seconde. Une petite blonde, un peu ronde, très sexy (je le reconnais j'ai toujours été jalouse de ses seins). Je ne connaissais personne dans ce lycée, et elle est l'une des premières avec qui j'ai sympathisé. On avait beaucoup de points communs (la littérature, les bonnes notes, les histoires de garçons compliquées, la musique... elle joue du violon et moi du piano), et on s'est vite rapprochées. C'est surtout une fille très drôle, pleine de vie, d'énergie, de bonne humeur... En première on s'est inscrite à un cours de salsa ensemble. C'est là que j'ai eu mes plus gros fous rires je crois. Et c'est à la fin de la première qu'elle est partie... Un jour son père a frappé sa mère, celle-ci a décidé d'accepter une mutation, et deux semaines plus tard elles avaient déménagé. Ca a été le drame, vraiment.
Mais ce qui est génial c'est qu'à chaque fois qu'on se retrouve - ce qu'on essaie de faire régulièrement même si ce n'est pour quelques heures - c'est toujours aussi génial. On change, bien sûr, mais on est toujours sur la même longueur d'ondes. Et on évolue dans le même sens, tout en vivant des choses très différentes.

C'est un peu pareil avec le grand blond (qui porte souvent des chaussures noires). J'étais très proche de lui en première, mais il a voulu sortir avec moi, j'ai eu peur, j'ai dit non, je l'ai regretté parce qu'il m'en a voulu et que ça a tout cassé entre nous, j'ai trouvé quelqu'un d'autre (celui avec qui j'ai rompu cet hiver en fait). En terminale ce n'était plus pareil, mais on s'entendait toujours très bien. Et puis il est partwu mon copain que j'annule tout à la dernière minute pour le voir. Eh oui, mais il était la avant! Et si je m'écoutais, je dirais qu'au fond, j'ai toujours été un peu amoureuse du grand blond. Un peu... Mais maintenant que je suis libre, c'est lui qui a une copine. Il était a Marseille chez Mimi en même temps que moi, et c'était vraiment bien de les voir tous les deux.

Sans eux je suis perdue, bien sûr j'ai toujours autant de monde que je veux autour de moi, mais je ne me sens vraiment bien qu'avec ceux que j'aime vraiment, ceux qui savent qui je suis et qui m'aiment quand même. J'étais un peu en crise existentielle après mes quelques aventures, et j'avais besoin d'eux. Mimi aussi avait besoin de nous, un moment elle s'est crue enceinte d'un garçon qu'elle aime mais qui la trompe et lui en fait voir de toutes les couleurs. Bref ce petit séjour a été fort en émotions, mais surtout bien trop court.
Et intense pourtant! Tout en visitant la ville de jour et de soir, à pied et en mer, on a passé une nuit en boite (cubaine bien sur), une autre sur la plage (pique nique, bains de minuit, séance de spiritisme ratée, papotage et drague avec les toxicos du coin, dodo calin pour se réchauffer, et pipi dans les vagues en regardant le soleil se lever...), une autre encore a fumer la chicha devant lilo et stitch... D'ailleurs j'adore ce dessin animé.

Tout ça pour dire que quoi qu'il arrive, je les aime à la folie. Ils me manquent, bien sur, mais je ne vais pas me plaindre, parce que des amis en or comme ceux là, on a de la chance d'en trouver. Et je peut être aussi inconstante en amour que possible, je sais qu'avec eux... c'est pour la vie!
Par petite carotte
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Jeudi 17 juillet 2008 4 17 /07 /Juil /2008 02:49
Femme libérée, femme fragile, femme au foyer, femme facile, femme soumise, femme battue, femme d'affaires, femme active, femme actuelle...

Portraits de femme, femmes qui nous entourent, femmes qui nous font rêver, femmes qui enfin nous font nous demander: qu'est-ce qu'être une femme aujourd'hui?


Si l'on en croit Judith Butler, féministe américaine de l'université de Berkeley, et ses « gender studies », la plupart des différences et distinctions faites entre les hommes et les femmes sont culturelles. Ca paraît évident quand on regarde les tribus matriarcacles en Afrique, où ce sont les femmes qui travaillent, prennent des décisions et font vivre le village. Et pourtant, dire que les hommes et les femmes fonctionnent de la même manière serait absurde.


Partons du plus simple; une femme, biologiquement, ça a un utérus, c'est capable d'avoir un enfant. De ça, on peut dire que chaque femme porte en elle la responsabilité de la survie de l'espèce, mais surtout celle de la protection et de l'éducation de son enfant. Une femme développe donc naturellement son sens des responsabilités, elle réfléchit sur le long terme. Pour elle, le couple doit apporter stabilité et protection, à elle comme à son enfant. Et parce que faire un enfant s'appelle aussi faire l'amour, parce qu'elle porte en elle le fruit de l'amour et qu'elle l'élève pendant de longues années, elle est le symbole même de l'amour. Vénus n'est pas une femme pour rien...


Mais ce que je viens de dire pourrait être dangereusement détourné. Si une femme se définit par sa capacité à avoir des enfants, alors c'est son devoir d'en avoir, de se consacrer a eux, et une femme sans enfants n'est pas une femme. Stop!!! Nous avons seulement parlé de possibilité. De ce qu'un génotype XX a comme impact sur la psychologie. De plus en plus de femmes aujourd'hui choisissent de ne pas avoir d'enfant, de se consacrer à leur carrière et à leur vie de couple. Et alors? Je ne pense pas que tout le monde soit fait pour être parent. Sans avoir eu a élever qui que ce soit, ni même en ayant été moi-même une enfant difficile, je peux imaginer tous les efforts et les sacrifices que cela représente. Et puis, il n'y a qu'a voir la façon dont certains parents démissionent de leur rôle pour se dire qu'ils auraient peut-être mieux fait de garder la pilule. Du coup, on dit merci à l'individualisme, qui permet à chacun de faire ses propres choix de vie en accord avec ce qu'il est.


Pour ce qui est de l'accès des femmes au monde du travail, je crois que ma position est assez évidente. Je ne suis pas une féministe intégriste, je ne suis pas en train de dire qu'une zézette vaut mieux qu'un zizi. Je dis juste que nous sommes différents, et qu'à ce titre il est dommage de se contenter d'une seule vision des choses quand on peut en avoir deux. Les hommes ont tendance à être dans l'instantané, à foncer tête baissée; je ne critique pas l'action, je dis simplement qu'elle ne peut se passer de la réflexion, et que parfois rien ne vaut la finesse d'une femme.


Judith Butler dirait peut-être - en fait je me la pète en la citant, mais c'est juste la mère de Jasmine qui m'en a parlé, je n'ai jamais lu ses bouquins – je dis donc bien peut-être, que même cette vision de l'homme fort et actif et de la femme fine psychologue est issue de pratiques culturelles, et donc de l'ordre du préjugé. C'est vrai que dans nos sociétés occidentales, l'homme est celui qui doit travailler et utiliser sa force physique pour faire vivre la femme. Idéalement, celle-ci est oisive, éventuellement elle s'occupe des enfants et de la tenue du foyer. Elle doit être belle, parce qu'elle est inutile, et que le beau est inutile puisque sa seule utilité est son essence, à savoir sa beauté. Elle a donc tout le temps de penser et de développer des capacités d'analyse. (Au moins aujourd'hui, on lui reconnaît cette intelligence, ce qui n'était pas le cas au siècle dernier... Et même après! Nous n'avons le droit de vote que depuis soixante ans!) Par ailleurs, la psychologie et la réflexion ne sont pas des domaines qui nous sont réservés. Je pense à Freud, mais je ne m'amuserais pas à faire une liste. Et puis tous les hommes ne sont pas des armoires à glace, certaines nanas sont plus balèzes que n'importe quel gringalet.


Il n'empêche qu'il y a certaines valeurs que l'on reconnaît comme typiquement féminines. D'où le mot féminité en fait. Toutes les femmes ne sont pas nécéssairement féminines, et certains hommes sont très féminins... C'est là que Judith a son mot à dire: tous les clichés et préjugés intégrés par la société sont en fait des généralités, et l'oppression de la femme, forcée à rester « le prolétaire de l'homme », est due au fait que ces généralités ou ces faits culturels ont été érigés en lois naturelles et immuables. C'est dégueulasse! Oui oui. Mais pourtant quand on dit féminité, ça évoque des connotations plutot positives... Ah, le pouvoir des mots!


La féminité, je dirais que c'est une forme de charme. Une manière d'être, faite de subtilité, de grâce, de séduction. D'ou la métaphore du chat: les félins exercent une fascination par leur façon de se déplacer, tout en ondulation et en sensualité. Et puis... un chat, c'est doux, mais ça griffe. De même, une femme, ça paraît tendre, et fragile, et sensible, mais au fond ce n'est qu'un masque qui nous protège. On a nos griffes aussi, et on est parfaitement capables de se débrouiller toutes seules. Je crois que depuis Simone de Beauvoir, on en a beaucoup pris conscience. Il y a eu comme une vague de femmes libérées qui se sont mises à assumer leur force et leur indépendance. Et c'est bien... ou en tout cas, c'est beau. Enfin, les femmes commencent à être respectées et estimées à leur juste valeur.


Là, je voudrais poser une question. Est-ce qu'il n'y a pas quelque part une perte de la féminité dans l'affirmation des femmes comme égales des hommes? Tout dépend de la manière dont cette égalité est affirmée. Si c'est pour montrer que nous sommes capables de la même connerie, c'est sans intérêt: je pense aux actions directes violentes des suffragettes britanniques qui s'exprimaient à travers des attentats, et qui ont failli saboter tout le travail des suffragistes qui menaient des campagnes pacifiques pour démontrer que les femmes étaient capables de faire preuve de mesure et de discernement, de réfléchir et donc de voter. Dire « je suis une femme et je suis forte », ce n'est en aucun cas renoncer à sa féminité, puisque derrière la douceur est la véritable force. En revanche, dire « je vais vous prouver que je ne suis pas une faible femme et que je suis capable de la même chose que vous », et se comporter comme un homme des tavernes (cavernes?), là c'est nier sa condition de femme et renoncer à sa dignité.


Alors qu'est ce qu'être une femme aujourd'hui? Pour moi, ce serait, déjà, se comporter comme une femme. Comme une lady, j'entends. Se tenir droite, être polie, et toujours rester digne. Etre belle, parce qu'offrir une apparence soignée est déjà une politesse, et parce que les hommes y sont tellement sensibles que c'est une manière de les tenir dans notre main sans même qu'ils s'en aperçoivent. Et surtout, ne jamais oublier que notre liberté, nous l'avons acquise péniblement, et nous ne devons laisser personne nous la reprendre, jamais. Etre une femme, c'est être forte, c'est savoir aimer plus fort que tout, donner et recevoir, sans s'aliéner, et en restant soi-même. C'est réussir « l'amalgame de l'autorité et du charme »...


Je sais, j'aurais du écrire cet article le 8 mars.



Par petite carotte - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 22:36
Une fois n'est pas coutume, je ne vais pas faire durer le suspense deux cent ans. J'ai couché avec Apollon hier... oui je sais, je suis sensée être avec X, je les enchaine, je fais n'importe quoi. Mais s'il y a bien une chose dont je suis suis sure, c'est que je ne le regrette pas, et c'est la seule chose intelligente que j'ai fait ces derniers jours.

On a passé une soirée très sympa avec deux amis de la classe, on s'est posés dans un bar, on a papoté, et puis on est allés chez lui et il nous a fait visiter son futur appartement, deux étages au dessus de celui de maman. Pour l'instant ça ressemble pas a grand chose, mais quand ce sera aménagé ce sera super chouette. Et puis c'est toujours l'île Saint-Louis...
Vers une heure on s'est retrouvés tous les deux, il m'avait invitée a rester chez lui. On a continué à parler dans sa chambre, à parler de plein de choses intimes dont on ne parle jamais, et c'était génial. Je sais que c'est fou de dire ça, c'est le garçon le plus incompréhensible de la terre, mais parfois j'ai l'impression qu'il comprend tout, depuis son petit monde à lui, et qu'on est sur la même longueur d'ondes. Je commence a bien le connaitre, et c'est agréable.
En parlant on s'est pris la main et une chose en entrainant une autre il s'est retrouvé dans mon lit sa bouche contre la mienne... Cette fois j'avais les idées parfaitement claires, je savais que je voulais la même chose que lui, et je n'ai pas hésité. Et c'était... waouhw. Juste waouhw. Je ne parle pas de sexe; je parle de tendresse, de complicité, de sensualité. Je parle d'être dans ses bras, d'être nue, de le voir nu, et de trouver ça normal. Je parle du langage, fait de tous ces petits riens, que très vite on invente et qu'on croit n'appartenir qu'à nous...

Je ne me sens pas coupable, parce que s'il y a pour moi une personne avec qui c'est naturel d'être, c'est bien lui. Pas mon officiel MDD (mec à durée déterminée, c'est une expression made in Apollon). J'ai le sentiment qu'il faut qu'on soit ensemble, que c'est écrit, que c'est comme ça que ça doit être. C'est vrai quoi, on est trop bien ensemble, on parle bien, on rigole beaucoup, et on s'entend même physiquement... un jour peut-être, s'il devient "emotionnaly available" et qu'il arrête de vouloir juste des plans cul, je me marierai avec lui. Comme ça mes enfants seront des canons de la mort qui tue. Ou alors je me marierai avec un autre, un plus fidèle qui gagnera plus, et Apollon sera mon amant. Comment on fait pour tomber enceinte de son amant mais pas de son mari? Mmh... Je m'égare.

Non mais plus sérieusement. Comment fait-on pour attraper un mec comme lui? Il est beau, il les a toutes a ses pieds. Bon. Moi aussi je pourrais me taper presque qui je veux... j'ai essayé de faire celle qui s'en fout, ça m'a valu de ne pas exister pour lui pendant un bout de temps. J'ai essayé la fille cool, je suis devenue sa pote. J'ai essayé de plus lui parler alors qu'on était devenus super proches, il a mis deux semaines avant de se rendre compte qu'un truc clochait. Non, jusqu'a maintenant ce qui marche le mieux c'est encore la minijupe. Enfin... La minijupe m'a apporté une nuit torride et une matinée géniale. Soit. La minijupe ne m'a pas apporté le titre de girlfriend officielle.

Et pourtant, si je ne savais pas que c'est lui et qu'il ne faut s'attendre à rien avec lui, je me ferais probablement des espoirs. Il a quand même été adorable toute la matinée, il m'a raccompagnée à l'arrêt de bus (il ne fait jamais ça!) et m'a embrassée pour me dire au revoir... vous me direz, il n'allait pas me faire la bise. Mais ça faisait drole. En pleine rue. Genre je sors avec toi et j'assume. Et puis même cette nuit, il était trop chou... Il voulait piquer un bout de moi pour emmener avec lui pendant les vacances. Oui je sais c'est cliché, tout le monde fait ça! Mais nan, pas lui. Lui, il est pas du genre a dire "tu vas me manquer". C'est plutot "profite, demain je serai loin, avec une autre, et je ne penserai plus a toi". Et puis sa façon de me regarder, quand il s'est réveillé tout blotti contre moi... ça m'a juste fait fondre.

C'est vraiment la cata, hein... je suis consciente de me jeter dans la gueule du loup, je le fais quand même, et en plus je trouve ça cool. Il ne faut pas que j'espère et j'espère quand même. Et je n'ai plus envie de revoir X, jamais, et je ne sais pas quoi lui dire. C'est son anniversaire demain. Quand je vous dis qu'elle est paumée, la pouffe...

Par petite carotte - Communauté : Relations amoureuses
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 00:26
C'est officiel, je suis une pouffe. Et qui plus est, une pouffe qui ne sait plus du tout ou elle en est, ni qui elle est. Mmh... ça sent la crise existentielle a plein nez cette histoire.
Nan en fait avant de continuer cet article je vais aller mettre de la biafine sur mes coups de soleil.
Voila une bonne chose de faite.
Donc je disais. Une pouffe. Une vraie de vraie, qui se tape un pauvre mec juste parce qu'elle n'a rien de mieux a faire, et qui le soir même le trompe délibérément avec un autre... Le pire dans tout ça c'est que je ne me sens même pas coupable.

Le début de mon histoire se trouve
ici (oui oui j'ai appris à faire ça toute seule). La suite, c'est que ce garçon rencontré au ski, embrassé a Paris et jeté au téléphone m'a rappelée il y a quelques jours. Et comme je panique un peu à l'idée de passer mon mois de juillet toute seule ici à m'ennuyer, ben j'ai accepté de le revoir. Il est passé me prendre en voiture (ça c'est quand même chouette) et on est allés se baigner aux étangs de cergy, il m'a embrassée dans l'eau, c'était trooop bien. Et il faisait super beau, et je n'ai pas pensé à la crème, d'où les coups de soleil. Même si bon, ses baisers et sa conversation ne sont toujours pas transcendants, j'ai passé une très bonne aprem. Lui ou un autre, c'était sympa de sortir et de flirter et d'avoir un mec tout simplement. Comme je suis toujours aussi neutre à son propos, je vais l'appeler X.

Sauf que ce soir la, j'avais prévu de sortir en boite avec des copines. Et évidemment ça tombait très mal pour X. Vilaine, vilaine moi. A peine arrivée, un gars (X²) (c'est là qu'on sent que les maths, ça me manque) a commencé a me tourner autour. Il était sympa, mais je l'ai recalé en lui expliquant que j'avais un copain (qui en plus portait le même prénom que lui). Je n'ai pas bu, j'avais décidé d'être sage... et puis le drame est arrivé. Je dansais avec mon prétendant fraichement éconduit quand j'ai flashé sur... John Travolta. Brun, grand, mince, chemise noire, une classe folle. Il faisait le fou, et moi j'étais morte de rire. On se regardait, on se souriait, et il a fini (je n'y croyais plus) par m'inviter a danser sur "you're the one that I want, ouh ouh ouh". J'étais a fond dedans, surtout que j'avais regardé grease la veille. Bref à partir de ce moment là on ne s'est plus quittés. John est adorable, c'était génial de danser avec lui, de parler avec lui, il m'a fait mourir de rire et je n'ai pas vu la nuit passer! On ne s'est embrassés qu'au bout d'une heure ou deux. Je craquais tellement que je ne me suis pas posé de questions, je savais que je le regretterais toute ma vie si je ne le faisais pas. Franchement, sur le coup il m'aurait dit "je pars en australie demain viens avec moi" je crois que j'aurais dit oui. Pauvre X², il en crevait de jalousie. Et j'aurais jamais du lui dire que j'avais un copain, il a du soit me prendre pour la pire des putes, soir penser que j'avais inventé un bobard pour pas avoir a dire qu'il me plaisait pas, soit les deux.

Fin de l'histoire a 5h du matin, la boite ferme. J'hésite a demander à John son numéro. C'est lui qui me prend la main en disant "j'aurais adoré continuer, vraiment, mais on habite trop loin et ce serait galère...". Pour le coup il avait raison, et j'ai juste dit ok. Je ne vous dirai pas que les adieux furent déchirant, mais on n'est pas loin. J'avais presque envie de pleurer - ça, c'était peut-être aussi la fatigue. Mais quand même! Quelle petite conne je suis! J'aurais tellement du lui dire "We're meant to be together so love will find a way", oui c'est du David Charvet et oui j'assume (j'écoute toujours ça quand ça va pas très fort, ça me rappelle mes quatorze ans). Remarquez, c'est pas plus mal de pas le revoir. Comme ça le souvenir reste intact et je peux l'idéaliser à loisir.

N'empêche que ça fait deux jours que je ne pense qu'a lui. Pas pratique... quand on sait que j'ai revu X cet apres midi. Il m'a invitée chez lui, et c'était une très très mauvaise idée. On a passé deux heures a se lécher la gueule dans sa chambre, je connais son plafond par coeur, et j'ai fini par inventer des amis à diner et une maman a aider pour me casser tot. Pfffou! Il voulait juste me sauter, aucun de mes efforts pour engager un semblant de conversation n'a abouti. Eh oui. La comparaison avec Travolta fait mal. Tel est pris qui croyait prendre, je suis sortie avec lui pour m'occuper, et je me retrouve à me faire chier comme jamais. Ca va pas durer longtemps cette affaire ^^ (en même temps, aller voir ailleurs dès le premier soir c'est jamais bon signe). Enfin bon. Je le revois jeudi, d'ici là j'ai fort heureusement plein de choses à faire. Et puis il m'emmene faire de l'accrobranche et du pédalo, donc ce sera forcément sympa.

Ah et au fait, devinez qui je vois demain... Apollon! Le vrai, le seul, l'unique. Ah mais je ne vous ai pas dit, j'ai dormi chez lui la derniere fois. On a fait une fête trop bien chez Lollipop (d'ailleurs elle et moi on s'est encore embrassées et je commence a me dire que je vais peut-être envisager de devenir lesbienne, un jour), et à la fin ça s'est mal goupillé je n'avais nulle part ou dormir. Une fois arrivés chez Apollon, il m'a demandé avec un petit air grivois "t'es aussi bourrée que moi?", mais j'avais mes règles et je lui ai répondu que la ballade en vélib m'avait complètement dégrisée. Si j'avais répondu oui, j'aurais au moins eu une excuse pour la façon dont je l'ai regardé quand il s'est mis en boxer devant moi... lol.

Une question me turlupine avec tout ça... pourquoi je me retrouve toujours avec des "coups d'un soir" du tonerre, et je suis pas foutue de me trouver un copain digne de ce nom??? Fuck. Je crois que s'il y a une leçon à retenir de tout ça, c'est qu'il faut que j'arrête de me forcer avec ceux qui ne me plaisent pas, et que je commence à me bouger avec ceux qui me plaisent. Et puis quand je serai en accord avec mes envies, peut-être que j'arrêterai de faire ma pouffe.

En attendant, la pouffe va faire les soldes lundi et elle va s'acheter des talons aiguille pour faire enrager son mec tout petit, elle va profiter de sa voiture le temps de trouver une excuse décente pour le larguer, et elle va relativiser en se disant que Travolta lui aura au moins enlevé Apollon de la tête quelques temps. Ah et j'ai failli oublier. Elle a eu ses résultats de concours...

Eh oui, la pouffe va a sciences po l'année prochaine!


Par petite carotte - Communauté : Relations amoureuses
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 21:46
J'ai eu 19 ans samedi, dieu que je suis vieille. La caissière de Shopi m'a appelée Madame aujourd'hui... franchement, madame... bref. Qui dit anniversaire dit surtout fête, c'est quand même ça l'important! Pour l'occasion j'ai viré mes parents en belgique et invité une vingtaine d'amis à profiter de notre jeunesse all night long. Et je dois dire que c'était l'une de mes soirées les plus réussies! :D
Mon embrouille avec Apollon était solvée depuis vendredi soir, il m'a appelée pour parler parce qu'il a appris que je savais pour Brendalapouffe et pour une autre nana qu'il s'est tapée. Je suppose qu'il attendait que j'admette que je crève d'amour et de jalousie, mais j'ai juste dit qu'il m'avait déçue parce que je croyais le connaitre mieux que ça, du coup on a beaucoup papoté (et explosé son forfait, ça lui apprendra a être riche) et ça a un peu dédramatisé la situation. Je crois que j'ai un peu trop fait un flan de tout ça, vous me direz cocotte si tu es amoureuse c'est normal, oui mais oui mais, moi je dis que être amoureuse c'est cool quand ça va bien mais sinon ça fait chier. Et par ailleurs quand on fait un flan, on fait la gueule, on profite pas de la vie, donc c'est du temps perdu et du bonheur en moins et ça sert a rien!!! Conclusion? J'adore ce mec, il est gentil, drole, intéressant, charmant, et on est amis, et c'est tres bien comme ça. Les moments passés avec lui font partie des meilleurs de cette année, alors qui dit que je ne peux pas me contenter de ça? Pourquoi, sous prétexte qu'il a une vie sexuelle mouvementée, je ne pourrais pas profiter de ce qu'il y a entre nous? No prise de tête. Don't worry, be happy! Donc je le laisse vivre sa vie (dont il n'est pas fier en plus), j'arrête de fantasmer sur lui et je PROFITE de notre amitié.
Bref. Tout ça pour dire que tout allait a merveille entre nous samedi soir. Et histoire de célébrer la fin de mon attente désespérée de lui, je suis sortie avec le beau Ken. Bah quoi? Faut bien se consoler! Et pour info il embrasse divinement bien. Ca faisait des semaines que la tensions sexuelle montait, j'ai juste mis le plan revanche à exécution. Ironie tragique, ce n'est pas Apollon qui a été jaloux mais Wiki. Il en était malade le pauvre. Ah non tu n'es plus amoureux de moi? D'accord, au temps pour moi.
(Oui d'ailleurs on dit bien "au temps pour moi" parce que ça vient de la musique; c'est ce que disaient les musiciens au groupe quand ils se plantaient... on reprend au temps pour moi qui fais n'importe quoi... trop intéressant hein)
Ironie tragique toujours, c'est qu'au final j'ai fait presque la même chose que ce que je reproche à Apollon, officiellement. Bonjour la crédibilité! Non parce qu'on a convenu avec Ken que malgré que ça ait été génial et qu'on était tous les deux conscients de nos actes, ce serait compliqué de rester ensemble. Bon, d'accord mais en meme temps c'est pas la meme chose. On n'a pas couché, et on s'est embrassés devant tout le monde. Rien de malsain la dedans, si?
Je suis soulagée qu'il s'accroche pas, Ken. Il a beau être craquant, il est un peu timide et n'a pas énormément de conversation. Je m'ennuierais probablement. Et puis sortir avec lui par dépit...
c'est pas très très sympa.

 

Au final tout ça pour dire que j'ai fêté comme il se doit (des amis en or, une piste de danse, de l'alcool, une robe sexy et des chaussures rouges agnes b, des super cadeaux...) le début d'une nouvelle année que j'espere aussi géniale que celle qui vient de s'achever.

Ah et j'ai oublié de dire que je suis en vacances depuis ce soir. La vie est siiii belle... :D

Par petite carotte
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 23:04
Profitant d'un cours de géographie fort passionant sur les forêts en France du Moyen-Age à nos jours, j'eus aujourd'hui, avec mes compagnons de galère (à savoir Titi, Roméo, Belle - je ne vous ai jamais parlé d'elle, c'est une super copine à Jasmine et moi), un débat beaucoup plus fort passionant dont le sujet était primitivement formulé de la sorte: Sex without feelings, what do you think?

(Je replace la chose dans son contexte... Belle savait que j'étais en mégakiffdeouf sur Apollon, et elle a appris ce qui s'est passé entre lui et Brendalapouffe, aussi je lui ai parlé de la fameuse nuit chez Bisounours. Elle le défendait, cette grande folle, en disant qu'il était peut être juste paumé, qu'on lui plaisait sans doute toutes les deux, et qu'il pouvait pas faire ça sans avoir un peu de sentiments. Et moi de lui répondre que tu es naïve ma chérie... après quoi nous avons demandé leur avis aux deux charmants représentants de la gente masculine qui nous entouraient.)

Je vous fait un topo de nos positions respectives.
Belle: Pas possible, ça n'existe pas.
Moi: Si si, ça existe, même si ce n'est pas moral du tout.
Titi: Il faut dissocier sexe avec amour, et sexe sans amour, et ça n'a rien à voir avec la morale mais avec le plaisir. Et la encore, le plaisir n'a rien à voir avec l'amour. On peut désirer quelqu'un sans l'aimer et aimer quelqu'un qu'on ne désire pas ou plus.
Moi: C'est quand même réducteur de dire que le sexe, ce n'est que la recherche du plaisir... C'est surtout l'expression physique d'un lien ou d'une attirance métaphysique. Roméo: Oui, c'est l'aboutissement de l'amour... et l'amour ça se fait à deux, si ce n'est que pour jouir, tu peux le faire tout seul!
(J'adore cette réponse ^^)

Mais du coup, ça nous a amené à nous poser des vraies questions: Pourquoi fait-on l'amour? Quels sont les rapports de l'amour et de l'attirance? Quelle est la place du sexe dans une relation amoureuse, et la place de l'amour dans une relation sexuelle? Or qui dit question, dit réflexion.

Déjà, commençons par définir les termes du sujet, ce qui en soi n'est pas une mince affaire. On pourrait dire que la relation sexuelle, c'est quand s'exprime la part d'animalité qui est en nous, au sens positif du terme; le naturel, quoi. On pourrait dire que l'amour c'est ce qui fait que nous sommes humains, que nous sortons du règne animal pour nous élever vers d'autres sphères plus pures. Soit. Mais en disant ça on oppose complètement amour et cul, or dans une vraie relation je ne pense pas qu'on puisse séparer le charnel du spirituel. Ou si c'est le cas, on rate quelque chose... et on est tenté d'aller voir ailleurs. Donc, il y a un lien entre les deux.
D'ailleurs cette définition est beaucoup trop simpliste! C'est absurde de dire que les hommes font l'amour comme les animaux... on est les seuls à faire tout un cake autour de ça, à créer des techniques et des règles de séduction, et tout et tout. Vous en connaissez, vous, des kamasutras pour chevaux ou poissons rouges? Bon. Et séparer l'amour de la nature, ce n'est pas si évident que ça non plus. Si tous les hommes ont potentiellement la capacité d'aimer, n'est ce pas que l'amour fait partie de l'essence de l'homme? Donc de sa nature? Ce à quoi vous rétorquez, tout naturellement, que la nature de l'homme est de n'être pas naturel. Que ce qui fait que l'homme est homme, c'est justement qu'il s'écarte de la biologie. Admettons. Mais là encore, qui dit que l'amour n'est pas seulement chimique? Je me sens pas de faire une thèse là dessus, mais je sais qu'il y a des scientifiques qui travaillent là dessus. Par exemple, on n'est attiré que par les gens qui ont un code génétique très éloigné du notre, pour assurer le brassage génétique de l'espèce. Flippant...

Bon nous sommes dans une aporie, j'essaie autre chose. Essayons de voir le point commun à tout ce petit monde. Ca me paraît assez évident... le désir. Non?
Le sexe, c'est l'expression d'un désir charnel, celui de faire, physiquement, de deux êtres un seul. Et pourquoi diable ressent-on ce désir? Hypothèse: pour le plaisir. Oui mais non. Même avant de savoir ce que c'est, on en a envie. Autre hypothèse: parce qu'on rêve de retrouver l'état d'androgyne, état de plénitude auquel les dieux jaloux nous ont arraché en séparant physiquement les amants (cf Platon, Le Banquet). C'est bien joli mais c'est un mythe, donc une métaphore. Alors quoi? Je pense que le drame de l'homme, c'est qu'il vit au milieu de ses semblables, mais qu'il est incapable de communiquer complètement avec eux. Il n'est que dans l'hypothèse que chacun à une conscience comme la sienne, il prête aux autres les sentiments et les émotions qu'il ressent, parce que se sentir seul, tout petit dans son tout petit corps devant l'immensité de l'univers... ça donne le vertige. Voué à l'inévitable solitude, il est la proie de l'éternelle angoisse (le pauvre, c'est tragique). Le seul moyen qu'il a trouvé pour échapper à cette angoisse, c'est l'union sexuelle. Même quelques instants, être deux, pour enfin être un sans avoir peur du reste, être un au sens de se sentir vivant, entier, complet, pas transpercé par le vide intersidéral qui nous entoure.

Et l'amour... L'amour, c'est quand on étend ce désir d'être deux à d'autres domaines que le corps. L'amour, c'est se sentir vivant à travers l'autre, c'est ressentir à chaque instant le désir d'être près de cet autre et de lui faire partager nos pensées, nos émotions. C'est vouloir faire durer cette plénitude que l'on peut ressentir à travers la relation sexuelle. Je dis vouloir exprès, parce que je ne pense pas que la base de l'amour soit dans sa réalisation effective, mais bien dans le désir. On n'aime pas
quelqu'un quand on est "bien" avec; on l'aime tant qu'on le désire. Et le sexe nourrit le désir.

Du coup si on voit les choses comme ça, cul fait partie intégrante d'amour. Il lui est peut-être inférieur, mais aussi nécéssaire; je suis d'accord avec Roméo pour dire que le sexe est l'aboutissement de l'amour, parce que sa concrétisation. D'où l'expression "faire l'amour", qui prend ici tout son sens!

J'aime bien la distinction en anglais entre "to have sex" et "to make love". Déjà, parce que to have c'est passif alors que to make c'est actif; le sexe sans amour, on prend son pied pendant 5 minutes, mais on ne s'implique pas réellement (dans la durée, dans l'autre). Je ne nie pas que dans un plan cul il ne peut pas y avoir de la tendresse et tout ça (qui serais-je pour affirmer such a thing!), je dis simplement qu'il y a mieux.

J'en conclus une chose, c'est qu'Apollon est définitivement en manque d'affection, et qu'il essaie de combler ce manque comme il peut parce qu'il a peur justement de s'impliquer. Mais dire que je crois comprendre, ce n'est pas dire que je pardonne. Ca me vexe de voir une autre m'être préférée, et il est hors de question que ce soit à moi de remballer ma fierté pour les beaux yeux d'un handicapé des sentiments.
Et puis... je reste dans l'idée que... c'est pas moral :s
Je fais chier avec ma morale? D'accord, c'est sans doute purement culturel, et ça dépend de la manière dont j'ai été éduquée. Comme dit Titi, il y a des pays ou la règle de politesse et d'hospitalité exige que l'invité couche avec la femme de son hôte. Soit. Mais je crois que ça suffit pour aujourd'hui, aussi je vous passerai mes réflexions sur ce point. Je souhaiterais juste ajouter que j'ai déjà perdu pas mal de mes illusions et de ma naïveté, alors laissez moi au moins celle là. ^^

Et dans le but et l'objectif de clore et conclure cet article comme il se doit, je dirai amen aux wriggles, parce que c'est quand même mieux quand "amour et cul ne font plus qu'un"...
(
http://fr.youtube.com/watch?v=IpawevtNEOg)



Par petite carotte - Communauté : Parlons d'amour
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 09:35

Et je dirais même plus, un problème de taille...

Je vous raconte. Bon donc lundi et mardi, j'ai enfin passé ce concours de chiotte (oooh attendez je viens de relire ma prédiction de sujet "peut on parler à juste titre d'une culture mondiale?", ben c'était presque ça, en histoire j'ai eu "la culture de masse dans le monde des années 1920 à nos jours" c'est limite mieux ^^), en compagnie de toute ma charmante classe de prépa. Mais comme ça fait des semaines qu'on ne révise que ça, et que quatorze heures d'examen en deux jours c'est crevant, et qu'il faut pas pousser c'est pas comme si on était des gens sérieux qui aiment bosser, ben on a décidé mardi d'aller le soir au champ de mars, faire un diner de classe alcoolisé post concours. Jusque là, tout va bien.

Champ de mars donc, la soirée se passe extrêmement bien, une des meilleures de cette année; malgré la fatigue, tout le monde est de bonne humeur. Evidemment Lollipop (ma copine trop chou, celle a qui j'ai roulé une pelle a Berlin) et moi sommes un peu pompettes avant tout le monde, on en profite pour faire rigoler la galerie, mais les autres ne tardent pas à être aussi joyeux que nous. Je passe la majeure partie du temps avec Ken et son pote Action Man (un japonais trop bien foutu, trop musclé, que personne n'aimait au début de l'année parce qu'il fait toujours des interventions bizarres en cours du genre "madame est ce qu'on peut extrapoler sur le multiculturalisme" mais qui finalement est trop sympa et trop drôle). On rigole bien, ils sont adorables avec moi, et je fais du charme a Ken sur les conseils de Jasmine qui aimerait bien que j'arrête de jouer avec le feu à être amoureuse d'Apollon. Ca ne m'empeche pas de parler aussi a Apollon qui me la joue "je suis trop beau dans ma petite chemise blanche, je te déshabille du regard et je te fais des calins". Evidemment moi trop heureuse, je profite à mort. Le lendemain en cours (je vous laisse imaginer les têtes qu'on avait, heureusement que le café existe... et les profs "alors sciences po, vous avez eu quoi comme sujets, vous avez trouvé ça comment, vous n'êtes pas trop fatigués?" LOL), Apollon sèche et il a bien raison parce que le mercredi c'est une journée de merde où on a six heures d'affilée la même prof de lettres et de latin qu'on sait même pas comment elle a eu l'agreg tellement elle fait que de la paraphrase. Entre deux sudoku au fond de la classe, Lollipop me reparle de la soirée de la veille, en me disant qu'elle est persuadée que je plais à Apollon à la façon dont il me regarde, aux égards qu'il a pour moi et à ce qu'il dit de moi, à savoir que je suis "une fille géniale, drole, intelligente, adorable..." Pfouuu mais laisse tomber j'ai mis 20 minutes à me débarrasser d'un vieux sourire niais trop stupide. Bon. Mais... jusque là, tout va bien.

Là ou ça part en cacahuète, c'est vendredi. Je ne vois toujours pas Apollon parce que le vendredi on n'a pas les mêmes cours et cette fois on ne s'est même pas croisés, et jeudi à cause des grèves je suis restée bosser chez moi (du coup il m'a appelée juste pour savoir quand on se revoyait, quand il me rendait mes crayons de couleur et ce que je prenais comme sujet pour ma colle de géo, c'est à dire si je faisais les parcs nationaux ou bien si j'avais trouvé autre chose et je lui laissais ça... c'est con hein mais j'aime bien quand il m'appelle). Mais n'oublions pas que je suis dans une classe de commères et de compères libidineux où les ragots vont bon train... eh oui (et là, c'est le drame). Je vous fais pas languir plus longtemps, la rumeur en question c'est que Brendalapouffe ne serait pas rentrée au foyer mardi soir et qu'elle aurait passé la nuit chez Apollon. Youpi...
Jasmine: "Mais tu sais ma puce c'est que des rumeurs, tu sais comme elles partent vite, rapelle toi a Berlin quand tout le monde croyait que j'avais couché avec Bisounours, c'est juste les fantasmes d'une bande de frustrés"
Moi: "Ouais... enfin j'avais déjà des doutes à propos de Brenda"
Jasmine: "Tu crois qu'elle est comme ça?"
Moi: "Tu crois que je suis comme ça?"
Jasmine se marre. Pause. "Mais quand bien même ils auraient couché, qu'est ce que ça fait? C'est pas si grave..."
Moi: Pause. "Ca fait que je suis amoureuse d'un connard de merde qui est loin d'être un mec bien." Pause. "En plus il a une petite quéquette."

Mais ça ne s'arrête pas la, parce que pas folle la guêpe je me petitsuisside pas sur une rumeur. J'en parle a Wiki (ah d'ailleurs il n'est plus amoureux de moi tout va bien, il a juste fait une crise de jalousie par rapport à Apollon), qui me répond tout gêné que Brenda et Apollon ont couché ensemble plusieurs fois mais que pour Apollon c'est juste un plan cul, qu'il s'en fout un peu, qu'il ne lui en parle pas beaucoup mais qu'il lui a demandé de garder le secret. Mais bon puisque ça devient un secret de polichinelle...
Youpi (bis).
Heureusement, la journée s'est achevée sur Shakespeare in love en cours d'anglais. C'est un de mes films préférés; et ce qu'il a de bien, c'est que j'ai pu laisser couler les larmes que je ravalais (courageusement ^^) depuis quelques heures.

Je crois que ce n'est même pas de la jalousie, je n'ai jamais été vraiment jalouse de nature. Non c'est plutôt du dégoût... s'il s'envoyait déjà en l'air avec elle, il n'avait pas besoin de moi, surtout que je ne lui avais rien demandé. Je m'en fous qu'il couche avec elle (quoique... ^^), ce qui m'énerve c'est de m'être fait avoir comme une bleue, de m'être fait des films pour rien, et d'avoir été prise pour une pupute parmi d'autres. A la limite s'il a besoin d'entretenir la tuyauterie qu'il fasse ça avec des filles dont il se fout royalement... mais pas avec des amies (comme moi), et pas avec des filles qui sont raides amoureuses de lui. Bohp, peut être que ça l'exite... Beurk.

Voila à peu près l'état d'esprit dans lequel j'étais vendredi soir (et dans lequel je suis toujours); on avait prévu un dîner de classe chez Jasmine, et j'avoue que j'avais assez peu envie de venir et de le voir, mais je me suis forcée pour me changer les idées. Il est arrivé un peu tard, et je redoutais un peu son arrivée. Non pardon beaucoup, j'en avais des crampes d'estomac. Quand il est entré je dansais avec Titi et des copines, et je l'ai ignoré royalement. En fait je l'ai un peu fui toute la soirée, ce qu'il n'a pas du comprendre parce qu'on est quand même assez proches d'habitude. Mais c'est pas plus mal parce que du coup c'était lui qui s'asseyait à côté de moi, venait me parler. C'est cool pour une fois d'échanger les roles... je commençais à être fatiguée de lui courir après. J'ai passé la soirée avec Ken et Action Man qui dansent trop bien (j'ai vérifié qu'Apollon regardait quand on dansait des zouk trop sexy ^^ machiavélique moi?) et qui sont beaucoup plus gentils et accessibles et agréables. Action Man m'a fait des compliments mythiques ( du genre "C. c'est une très bonne danseuse. Et elle a un déhanché... pfff je passerais la nuit à le décrire"... trop bien nan?), et Ken m'a presque embrassée en me disant au revoir. Evidemment je les aime bien mais c'est pas eux qui me font tomber dans les pommes ou avoir des crampes d'estomac. Je suis peut être en train de me fourvoyer et de faire une bêtise, à prévoir de sortir avec Ken (ou même Action Man si je suis vraiment désespérée... mais je préfère Ken). Mais je ne crois pas. Apollon n'est pas pour moi. Je préfère les mecs bien. Alors qu'il soit jaloux s'il peut l'être, ça lui fera les pieds. Mais là pour le coup, je n'ai même plus envie d'être son amie.


CREVE, CHAROGNE.





Par petite carotte - Communauté : Ce que je pense, Ce que je vis
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 16:51

Nous sommes dimanche 18 mai 2008, il est 16h53, et je m'emmerde. Puissance 10, l'emmerdement de chez l'emmerdement. Arrrrgh et je déteste ça.

Je passe sciences po demain... deux jours de concours, pour deux ans de préparation... et 50 places pour 2000 candidats. C'est même pas que je stresse, c'est juste que malgré ce que mes profs en disent je n'y crois pas trop.
C'est trop tard pour réviser, j'ai déjà bien bossé et la tout de suite je suis incapable de me concentrer. J'ai juste envie d'y être, à ce con de concours, de le passer, et que ce soit fini. Parce que si je suis pas admissible, pas besoin de se prendre la tête à préparer l'oral, et je suis presque en vacances. Yippeee!

 

Bon mais du coup j'attends, j'attends... et je sais pas quoi faire. Le piano ça me détend même pas parce que j'ai aussi un exam dans pas longtemps (^^). J'arrive pas à lire parce que mon cerveau décroche toutes les trois lignes. J'ai pas prévu de sortir parce que ça me faisait culpabiliser... enfin si hier soir j'ai vu quelques amis de ma classe (dont Apollon) parce que c'était la nuit des musées, du coup on a été a cluny c'était sympa. Mais aujourd'hui quedalle. Je devais aller au ciné avec Apollon mais la séance est trop tard, et je dois aller chez ma grand mere qui habite pas loin de la ou je passe mon concours. Dommage... il ira tout seul. Et de toute façon j'avais dit que je laissais tomber. Bouh que la vie est triste.

PFFFFF que le temps est long quand on se fait chier.

Par petite carotte
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